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apatheia

Vladimir Lossky: Teologia Mística da Igreja do Oriente

La contemplación de esa perfección absoluta, de esa plenitud divina que es la Trinidad — Dios personal y que no es una persona encerrada en sí — el pensamiento mismo, mera «sombra pálida de la Trinidad», eleva el alma humana por encima del ser cambiante y confuso, confiriéndole esa estabilidad en medio de las pasiones, esa serenidad — la apatheia — que es el comienzo de la deificación. Porque la criatura, cambiante por naturaleza, debe alcanzar por la gracia el estado de eterna estabilidad, participar de la vida infinita en la luz de la Trinidad. Por eso la Iglesia defendió con vehemencia el misterio de la Santísima Trinidad contra las tendencias naturales de la razón humana que se esforzaban por suprimirlo reduciendo la Trinidad a la unidad, haciendo de Ella una esencia de los filósofos, con tres modos de manifestación (el modalismo de Sabelio), o bien dividiéndola en tres seres distintos como lo hizo Arrio.

Jean-Yves Leloup

Um estado não patológico do ser humano que se traduz por um estado de espontaneidade, de inocência, de simplicidade (simplicitas, etimologicamente "sem plicado", ou seja, "sem dobras sobre si-mesmo"); um estado de clareza da inteligência que "vê" as coisas tais quais elas são, sem projetar memórias, ideias, ideologias; uma consciência-espelho límpida, calma e saudável; um estado de pureza do coração, capaz de amar quaisquer que sejam as circunstâncias; um estado de luminosidade e de leveza do corpo físico, transparente às energias divinas.


Filosofia

Reiner Schürmann: MESTRE ECKHART OU A ALEGRIA ERRANTE
Plutôt que des descriptions plotiniennes de l'extase, l'enseignement d'Eckhart concernant le détachement peut donc sembler s'approcher de la doctrine stoïcienne de l'apathie. — D'un côté et de l'autre, en effet, on parle de sérénité, et d'un côté et de l'autre l'attachement est considéré comme son entrave la plus redoutable, comme « racine de la maladie ».

A quelqu'un qui avance les yeux bandés, on aura beau expliquer le chemin à suivre, il ne le trouvera jamais. Au malade d'esprit, les meilleures règles de conduite ne servent à rien. Celui qui veut guérir la maladie doit en éliminer la racine elle-même (cité par Max Pohlenz, Die Stoa, Göttingen, 1948, t. I, p. 151).


Ce texte d'Ariston, sorte de sermon sur l'affranchissement total à l'égard des affections en vue du libre exercice de la raison, décrit assurément certain trait commun entre l'apatheia et la gelâzenheit; mais Eckhart n'a pas pu avoir une connaissance bien grande des auteurs de la Stoa. Aussi, outre la difficulté historique d'une influence nette, on verra Maître Eckhart témoigner d'une joie errante assez éloignée de la mentalité stoïcienne. La voie de libération stoïcienne passe par un effort continu et constant de la volonté morale; on est loin du « laisser-être » de Maître Eckhart. Chez lui, la volonté cessera même de se vouloir elle-même.

Néoplatonisme et stoïcisme ont apporté certains éléments à la doctrine eckhartienne concernant le détachement et la gelâzenheit, mais elle ne se laisse pas résumer en des schèmes de pensée devenus d'ailleurs propriété commune de la culture occidentale.